Cโest par une torride journรฉe dโรฉtรฉ en Quercy Blanc, sous un ciel bleu azur immaculรฉ, laissant nos hรดtes ร leur sieste bienfaitrice, que je descends au jardin, avec pour seuls tรฉmoins, les cigales. Jโai plantรฉ, il y a quelques annรฉes, au milieu du potager des alignements dโarbres fruitiers de toutes essences. Et je contemple avec satisfaction les abricotiers, car les faire pousser sur nos sols calcaires est une vraie gageure. Leur feuillage aux courbes arrondies, au toucher soyeux nโa dโรฉgal que la beautรฉ de leurs fruits gorgรฉs de soleil, aux couleurs chatoyantes et ร la peau si douce et lรฉgรจrement sanguine, tant ils sont ร point. Comme je me dรฉlecte de ces abricots mรปrs ร souhait, je sens couler leur jus sucrรฉ sur mon mentonย : de la gourmandise ร lโรฉtat purย !
Pour moi, les abricots sโapprรฉcient sur lโarbre, encore chaud de la journรฉe estivale. Comme il est trรจs difficile de sโen procurer de bons (et oui, les chambres froides de Rungis ou dโailleurs cassent un peu le goรปt, et la poรฉsie), lโhabitude a รฉtรฉ prise de les consommer cuits, en compote, en confiture, en tarteโฆ Si vous nโavez pas la chance de les avoir au jardin, je vous recommande de les acheter bien colorรฉs (orange intense et rouge) voire avec la peau piquetรฉe de taches brunes indicatrices dโune bonne teneur en sucre et donc de maturitรฉ. Lโabricot accompagne volontiers les plats salรฉs et lโaciditรฉ naturelle qui se dรฉveloppe aprรจs cuisson permet des associations trรจs rรฉussies avec notamment le foie gras. Je lโassocie souvent au romarin ou ร des รฉpices douces (cardamome, cannelle, poivre de sechuan, maniguette, ...).
Issu de ma chronique dans le magazine Terre Sauvage
























0 commentaires