Camille a grandi ici.
Comme beaucoup de jeunes, elle a expérimenté le centre équestre et ses limites.
Aujourd’hui, son cap est clair : une équitation qui part du cheval, pas du cavalier.
Je la laisse raconter.

“J’avais une jument. Et je m’éloignais d’elle.”
Quand j’ai commencé l’équitation à 9 ans, j’ai eu la chance d’avoir une jument louée “avec option d’achat”.
Mon père m’avait posé un défi simple : monter chaque semaine en hiver, même dans le froid et sous la pluie.
En janvier, mes parents ont acheté ma première jument, qui est encore là.

Puis j’ai découvert le centre équestre.
Le brouhaha. Beaucoup d’élèves.
Peu de temps.
Une atmosphère qui te pousse à agir, sans vraiment comprendre.
Et quelque chose de bizarre se produit :
tu aimes ton cheval… mais tu le vois moins.
Tu remets en question davantage.
Pour finir encore plus perdu.
Moi, je voulais autre chose : comprendre le cheval, sa logique, son langage et sa façon d’apprendre.
Le jour où j’ai fait le grand saut
On a sorti ma jument du centre équestre. Nous sommes rentrées à la maison.
Évidemment, on m’a dit :
- “Tu es trop jeune.”
- “Tu n’as pas le niveau.”
- “Tu ne peux pas travailler sans installations.”
- “Et si tu tombes ? Et si elle s’enfuit ?”
C’est malheureux, mais ces phrases-là te mettent un poids sur les épaules.
Alors, j’ai commencé progressivement.

L’erreur qui coûte cher : croire que le cheval “doit comprendre”
Au début, tu insistes. Tu t’acharnes. Tu te contredis.
Tu demandes quelque chose de “logique” pour toi... incompréhensible pour lui.
Et un jour, ton cheval tombe gravement malade.
Pendant des mois : glaces, médicaments, anti-inflammatoires, chaussures spéciales, soins constants.
Je pensais que ça durerait une semaine.
Quand tout fut terminé, le vétérinaire m’a avoué que mon cheval avait frôlé le stade terminal.
Choc. Honte.
Puis une évidence : nos erreurs ne restent pas dans le manège. Elles touchent la santé de notre monture.
Même si je n’étais pas directement à l’origine de sa maladie, je m’en suis voulu de ne pas avoir été assez attentive.
La bascule : “On n’impose rien, on propose”
Quelques mois plus tard, un ami cavalier de mes parents m’a donné un contact : un homme de cheval.
J’ai passé quelques jours chez lui avec ma jument, puis je l’ai laissée en pension six mois.
J’ai compris un principe fondamental :
- Penser cheval.
- Faire des demandes en fonction de sa compréhension.
- Chercher son confort dans la demande.
- Laisser l’adhésion se manifester, au lieu de forcer l’obéissance.
Quand la méthode est cohérente, le cheval adhère vite.
Quand elle est bancale… il résiste, se défend, se perd et abandonne l’idée de comprendre.
Mon projet commence ici.
Rendre le cheval épanoui dans son travail avec nous.
Offrir aux cavaliers de tous niveaux un cadre exceptionnel pour établir une relation harmonieuse avec leur monture.”

Pourquoi lever des fonds
Pour permettre de faire vivre le domaine pendant deux générations.
Pour les enfants de nos enfants.
Nous nous projetons à 50 ans, au-delà de nous et de nos enfants.
L'agriculture, c'est de l'industrie lourde à rotation de capitaux très lente.
On investit pour les générations futures
En 2018, vous avez été nombreux à contribuer au projet viticole de notre fils Louis-Dominique pour la construction de son chai et la plantation de la vigne.
Les travaux sont terminés depuis 3 ans.
Les premières bouteilles de vin seront expédiées dans quelques jours.
Le chai et les vignes seront encore là au XXIIe siècle.

Aujourd’hui, c’est au tour de notre fille Camille de s'installer sur le domaine.
Son projet équestre s’inscrit dans une logique de pérennité.
Ce projet a débuté en 2022 et est déjà bien avancé :
- 2 bâtiments en bois
- Toiture photovoltaïque couvrant 150 % des besoins en électricité du domaine
- Manège avec sable de Fontainebleau et fibres naturelles
- Rond de longe couvert
- 12 prairies arborées en pâturage tournant dynamique
- Terrassement de la future carrière

Ce qui reste à faire :
- Bardage extérieur
- Pare-botte du manège
- Carrière
- Rond de longe extérieur
- Grandes chambres pour les chevaux. (Durant la journée, ils sont toujours dans leur environnement naturel : la prairie.)
- Aménagement des chemins d'accès
- Sellerie
- Club house
Et c’est exactement là que votre soutien nous permettrait d’accélérer le projet. ou “aiderait à faire avancer le projet”.


Comment participer (selon vos moyens) :
- Contribuer (le montant de votre choix)
- Contactez-moi si vous souhaitez discuter du projet avant de participer (à l'adresse patrick@saint-gery.com)
- Transmettre cette page à quelqu’un avec un cheval (ou pas) cherchant une autre manière de travailler.
Cliquez ici, nous vous recontactons rapidement et sans engagement.

Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler
























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