Pendant que certains se la coulent douce à Cannes, Louis-Dominique sème avec notre vieux semoir Nodet de 1985.
Ce semoir est un bijou de simplicité et précision, il est léger et je peux semer avec un petit tracteur de 45 chevaux qui ne tasse pas le sol.

Et presque personne n’imagine à quel point ces détails préservent la terre
Mais bon, avec l'âge, même les meilleurs prennent leur retraite forcée : une pièce a lâché hier.
Heureusement, on en a un deuxième semoir en stock, qui sert de "magasin de pièces détachées".
Mais la pluie qui s’annonce ne laisse pas le temps de réparer
Du coup, pour finir de semer la féverole et le blé truffier avant la pluie, Louis-Dominique a opté pour la méthode ancestrale : à la main !
Reprenant ce geste auguste du semeur, il a lancé les graines avec une précision qui force le respect. Ces gestes simples sont le cœur de notre métier de cuisinier-paysan.
Comme l’écrivait Victor Hugo :
"Il marche dans la plaine immense,
Va, vient, lance la graine au loin,
Rouvre sa main, et recommence.
Et je médite, obscur témoin,
Pendant que, déployant ses voiles,
L’ombre, où se mêle une rumeur,
Semble élargir jusqu’aux étoiles
Le geste auguste du semeur."
Vous voyez ?
Notre façon de cultiver, légère, respectueuse, ancrée dans les gestes ancestraux, est aux antipodes de l’agriculture industrielle.
C’est la même exigence pour nos foies gras, nos salaisons affinées longuement, notre pain au levain.
Par contre, je préfère vous prévenir : avec les fêtes qui approchent, ne traînez pas pour commander, les quantités sont limitées, comme nos semis !
Passez commande dès maintenant et offrez-vous un bout de ce terroir vivant.
Vos convives vous en remercieront et votre santé aussi.

Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler























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