Publié le 12 Fév, 2026

Cher Monsieur Arnault,

Alors oui, je vous admire. 

La renaissance de Notre-Dame, le travail remarquable fait à Cheval Blanc (agroforesterie, polyculture, …), la Samaritaine ressuscitée, le restaurant Plénitude où je rêve de goûter les sauces d'Arnaud Donckele, la préservation des savoir-faire chez Vuitton, … 

Et puis il y a le Bon Marché. 
Avec sa Grande Épicerie de Paris.
Et c'est là que le bât blesse.


L'hérésie en vente libre

Vous menez un combat admirable contre les faussaires et la contrefaçon. 
Vous défendez le luxe français.
Alors comment pouvez-vous vendre des centaines de produits à l'arôme artificiel de truffe ?

Cet ersatz est une imposture.

Il banalise la truffe, ringardise des milliers de producteurs et les pousse à l'abandon. 

Marché aux truffes à Lalbenque dans le Lot

Un poison à triple détente

Autant être direct : l'arôme artificiel de truffe est un poison.

Un poison physiologique : le diméthyl sulfide et le méthylbutanal ne sont pas des aliments, ce sont juste des dérivés de la pétrochimie.

Un poison gustatif : les milliers de personnes qui achètent ces produits à la Grande Épicerie de Paris ne connaîtront jamais les parfums subtils et infinis de la vraie truffe. 
On leur vole une émotion.

Un poison social : l'arôme artificiel détruit le travail séculaire de milliers de trufficulteurs. 

Ce que vous refusez pour vos vins

Imaginez Château Cheval Blanc boosté avec un arôme artificiel pour « améliorer » son nez de cassis.

Imaginez Château d'Yquem 1985 avec une goutte de substance pétrochimique pour « renforcer » les notes d'abricot sec et de fruits confits.

Impensable, n'est-ce pas ?
L'ajout du moindre arôme dans un vin serait une hérésie. 

Il en est de même pour la truffe.

La vraie truffe, celle que mérite le Bon Marché

La truffe noire d'hiver déploie des arômes profonds et complexes, vivants, changeants, que les mots peinent à décrire. 
Les effluves rappellent le musc, l'humus, le sous-bois après la pluie.


Les arômes artificiels issus de la pétrochimie ? 

Simplistes. Approximatifs. 

Ils dégagent une odeur tenace et insupportable de gaz propane et de soufre.

Une insulte à des siècles de savoir-faire. 
Une profanation que des milliers de trufficulteurs subissent en silence, chaque jour, dans l'indifférence générale.

Soyez le premier 

Presque toutes les épiceries fines de France et de Navarre vendent ces produits à l'arôme artificiel.

Mais le Bon Marché, dès son ouverture, s'est spécialisé dans les produits alimentaires rares et précieux pour les gastronomes.
Où est la gastronomie dans le diméthyl sulfide ?

Le Bon Marché promet « une sélection toujours plus pointue de produits d'exception ». 
Où est l'exception dans le méthylbutanal ?

Soyez le premier à dire stop

Plus jamais d'arôme artificiel mélangé avec de la vraie truffe.
Ce serait cohérent avec tout ce que vous défendez. 
Et ce serait, enfin, rendre à la truffe la place qu'elle mérite.

Avec tout mon respect et mon espérance,

Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler

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