Le guide Michelin va dévoiler sa sélection ce lundi 16 mars à Monaco.
Depuis quelques années, la cérémonie est "décentralisée", ce qui permet au guide de faire financer sa grand messe par les collectivités locales en plus des sponsors habituels (Métro, Nespresso,...)
Cette année, c'est à Monaco que se dérouleront les festivités.
Soyons clairs, cette grande fête médiatique sponsorisée par l'industrie agroalimentaire participe :
- D’abord au déploiement de la marque Michelin dans le monde entier, de Singapour à Chicago en passant par le Brésil et la Pologne.
- Ensuite à une standardisation de la cuisine gastronomique.
En ce moment ?
Les chefs étoilés sont en ébullition.
Oui, car en France le jeu des étoiles Michelin se déroule maintenant en deux services.
Les insomnies négatives
D'abord les coups de bâtons, les "mauvais élèves" à qui on retire une ou plusieurs étoiles, comme Guy Savoy ou Georges Blanc dernièrement.
C'est la première série de nuits d'insomnie pour les chefs qui ont peur de perdre leurs précieuses étoiles : les insomnies négatives.
Après avoir été rassurés de ne pas être déclassés, les chefs attendent patiemment pour savoir s'ils vont obtenir leur première, deuxième, ou troisième étoile de papa Michelin.

Les insomnies mégalomaniaques
C'est à ce moment qu'arrive la deuxième série de nuits d'insomnies : les insomnies positives voire mégalomaniaques.
Depuis que Joël Robuchon et Alain Ducasse ont inauguré l’ère des chefs multi-étoilés, il n’y a plus de limite.
Une, deux, trois, vingt étoiles ... Tout est possible.
Et ça empêche de dormir.

Les fondamentaux
Pour ma part, entre sponsoring par l'industrie agroalimentaire et grandes fêtes "populaires", le guide Michelin ressemble de plus en plus à Disneyland.
Sans compter les contenus cosignés par Nespresso ou San Pelegrino, Michelin et des chefs étoilés.
Bien que le guide Michelin n’aille pas jusqu'à se faire sponsoriser par Coca Cola, on ne peut pas dire qu’il fasse la promotion du produit artisanal d’exception qui devrait être pourtant la base de toute cuisine gastronomique.
Et je me retrouve de moins en moins dans cette industrialisation de la gastronomie.
Je préfère me concentrer inlassablement sur les fondamentaux.
Par exemple :
Le pain.
Je vous propose de le découvrir au cours de nos séjours orchestrés pain au levain.

3 jours de ressourcement pour faire du pain 100% levain en 5 minutes par jour
C’est un séjour gastronomique où vous développerez une passion pour le pain qui ne vous lâchera plus.
Le fruit de 30 ans de recherche, condensé en 3 jours pour vous, que vous soyez débutant ou professionnel.
Ce n’est pas très compliqué
Mais des “détails” comme la température de l’eau ou la qualité du levain peuvent faire toute la différence entre un pain vivant (croustillant, goûteux, embaumant) et un pavé indigeste, mou avec peu de caractère.
Cette année, c’est du mardi 5 mai au vendredi 8 mai.
Il n'y aura sûrement pas d'autres dates en 2026
Par contre, ne traînez pas :
8 places maximum, et à mon « grand » âge, je ne suis pas certain de remettre ça en 2026.
Si ça vous intéresse, c’est maintenant ou jamais.
Bien sûr, vous pouvez passer des vacances plus classiques
Vous pourriez prendre l’avion pour visiter des villes magnifiques comme Rome ou Prague et avoir de belles photos.
Mais en revenant, vous n’aurez pas acquis ce savoir-faire ancestral : la maîtrise du pain au levain naturel.
Vous voulez vous lancer ?
Vous n'êtes pas encore sûr ?
Je vous dis tout sur le séjour orchestré ici

Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler
Je partage régulièrement ce regard libre et sans détour sur les dérives industrielles de l’agriculture et de la filière agroalimentaire. Je mets en lumière cet égarement qui atteint même les restaurants étoilés et les guides gastronomiques.
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