Publié le 23 Avr, 2026

Le 15 octobre 1958, une petite révolution prenait place sur le Boulevard de Belle-Rive,
à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne.

La foule se pressait pour entrer dans le tout premier supermarché français,
un Express Marché appartenant au groupe Goulet-Turpin. 
Inspiré par le modèle des États-Unis, ils étaient les premiers à décider d’introduire ce concept en France.

A l’intérieur : La débauche

560 m² de surface, plus de 2 000 produits proposés,
et des nouveautés jusque-là jamais vues comme la viande pré-emballée,
qu’on achetait auparavant uniquement chez le boucher du quartier. 

Si vous aviez une voiture, vous pouviez même la garer sur le parking pensé à cet effet.

Pour l’époque, le phénomène était totalement inédit

À ce moment-là, on est habitué à une consommation locale.
On fait nos courses chez le petit producteur du coin, par le bouche-à-oreille. 
Il nous salue chaque matin et nous appelle par notre prénom.

Chaque producteur a sa spécialité bien définie :
vous avez votre boulanger, votre maraîcher, le boucher, le poissonnier.


Dans les grandes villes, on flânait aux halles, là où les produits du jour s’étalaient sous nos yeux, comme le décrivait si bien Emile Zola dans Le Ventre de Paris

Et pour la lessive ou un savon, on passait à la droguerie du quartier qui ne faisait que quelques dizaines de m². 
 

Le choix était simple : on accédait principalement à des produits locaux,
et ça fonctionnait très bien.

Jusqu’à ce que les hypermarchés viennent bousculer ce tissu local en introduisant une nouvelle dimension : la surabondance de choix.


Soyons honnêtes. Qui n’aime pas avoir le choix ?

Le problème, c’est que le choix est une illusion, où se mêlent très souvent des incitateurs d’achat. 

Sans s’en rendre compte, on entre dans une course où les grandes entreprises dépensent des millions d’euros pour nous donner l'illusion qu’on choisit le meilleur produit. 
Parlons franchement : nos habitudes d’achat sont souvent bien plus difficiles à justifier qu’on ne le croit.

On répète qu’un produit est le meilleur, plus doux ou a plus de goût, mais ces certitudes viennent souvent moins de notre jugement que de la publicité.

Et cette publicité ne parle presque jamais du fond : l’élevage, la production, la transformation. 

Elle cherche avant tout à faire vendre, en galvaudant au passage des mots comme "plein air", "artisanal", "fermier", "naturel" ou "éthique". 
Et même lorsque notre raison nous souffle de nous méfier, il faut bien le reconnaître : au moment de passer à l’achat, nous restons très influençables.
La vérité, c'est qu'on choisit le produit qui a la plus grosse publicité.
En fait, on achète la pub.


Et si cette abondance tant vantée… nous avait éloignés de l’essentiel ?

Le faux-semblant du choix s’est glissé dans nos vies sans qu’on y prenne garde.
Dans ma prochaine lettre, je vous montre à quel point.
 

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Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler

Je partage régulièrement ce regard libre et sans détour sur les dérives industrielles de l’agriculture et de la filière agroalimentaire. Je mets en lumière cet égarement qui atteint même les restaurants étoilés et les guides gastronomiques.

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Patrick Duler

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Fondateur de la Maison Duler

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