Depuis quelques jours, Louis m’a confié une mission essentielle : donner à boire aux jeunes vignes plantées à l’automne dernier.
Dit comme ça, on dirait presque une mission bucolique.
En réalité, sous cette chaleur, c’est une question de survie.
Sans cet arrosage à la main, ces jeunes ceps ne passeront pas l’été
Ils sont trop fragiles, trop jeunes, et trop peu enracinés pour affronter seuls cette sécheresse.
Et franchement, je les comprends.
Vous avez chaud ?
Moi aussi.

Avec cette canicule, notre corps appelle des aliments qui désaltèrent et nourrissent sans alourdir :
une belle salade de tomates du jardin, un melon charnu, quelques tranches de concombre, un carpaccio de courgettes du potager…
Mais il manque quelque chose
Une pointe épicée, rare, qui contraste et réveille le palais.
C’est ce que proposent nos deux salaisons, issues du Porc Gascon élevé sous les arbres, sans sel nitrité ni autre additif :
- Notre Chorizo au Pimiento de Padrón, pimientos cueillis dans notre potager/verger.
- Notre Filet au piment d’Espelette bio, relevé juste ce qu’il faut, pour surprendre un ami gastronome.
Sur une salade, un carpaccio de courgettes, ou simplement sur une belle assiette, vous montrez vos efforts culinaires sans trop travailler.
Ce qui est parfois la meilleure forme de cuisine.

Je pourrais vous parler de la fraîcheur du légume cru, du gras qui tapisse délicatement le palais, le piment qui rehausse la viande savoureuse du Porc Gascon.
Mais je vais être honnête : les jeunes vignes m’attendent.
Elles ont soif.
Gault&Millau m’a récemment qualifié de “cuisinier-paysan”, en saluant notre travail pour une agriculture et une gastronomie durables.
C’est flatteur.
Mais aujourd’hui, être cuisinier-paysan, c’est surtout tenir un arrosoir
Alors j’y retourne.
Restez bien au frais,

Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler
















