Pour ĂȘtre honnĂȘte, dans la vie, je n'ai pas toujours fait les meilleurs choix.
En 2012, par exemple, j'ai acheté une voiture électrique, une voiture française, elle coûtait 2 fois plus cher que les voiturettes chinoises mais bon, elle était française.
La premiĂšre annĂ©e elle a Ă©tĂ© en panne pendant 6 mois et depuis 10 ans c'est Ă peu prĂšs la mĂȘme chose chaque annĂ©e. Durant ces 10 ans, j'ai fait Ă peine 3900 kilomĂštres avec.
Je ne vous parle pas du vélo qui perdait ses pédales (tient, français lui aussi), du semoir qui ne semait pas, du frigo qui ne refroidissait pas, de la machine à laver professionnelle qui était toujours en panne, de la chaudiÚre à bois qui a explosé le premier jour, du charpentier qui a fait un toit qui fuyait, ....
Enfin,... il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais
Et puis, qui n'a pas ses petits problĂšmes ?
Mais sâil y a une chose pour laquelle je ne me suis pas trompĂ©
C'est quand, à 24 ans, j'ai décidé de venir m'installer au Domaine de Saint-Géry à Lascabanes au fin fond du Lot en plein mois de décembre pour ouvrir "La Petite Auberge".
Tous les gens sensés en riaient et pensaient que j'étais fou.
Seulement une cheminée pour se chauffer et pas de salle de bains.
En plus le premier hiver, le thermomĂštre est descendu Ă - 20° pendant plusieurs jours, l'eau gelait mĂȘme dans les Ă©viers.

Quand j'y repense, j'étais vraiment insensé
Les bùtiments autour étaient en ruine, la toiture fuyait, les jours de pluie je mettais des bassines dans la salle de restaurant.
Mais la graine était semée, je ferai manger ce que je produirai et c'est ce que j'ai fait.

Parce qu'il y avait une petite voix dans ma tĂȘte qui me disait :
"c'est ça qu'il faut que tu fasses"
Au début, pendant l'hiver, surtout par - 20°, il n'y avait personne, j'en ai donc profité pour passer mon Brevet Professionnel Agricole et ainsi devenir agriculteur. Je l'ai fait en accéléré (1 an au lieu de 2) tout en ouvrant le restaurant le soir et le week-end.

Ăa a pris six mois d'hiver pour avoir une clientĂšle ... et c'est long
J'allais à Cahors et je distribuais des prospectus au feu rouge à l'entrée de la ville, juste avant le pont (Maintenant c'est devenu un rond-point pour gilets jaunes).
Je me souviens encore de ma premiĂšre table, 4 personnes un dimanche midi.

C'était un travail de fou ... pour quelques francs
Autour de moi, les bùtiments s'écroulaient, les toitures tombaient
Mais au fond, ça ne m'inquiétait pas et je voulais continuer, contre vents et marées.
La suite vous la connaissez peut-ĂȘtre
Il y a eu de plus en plus de clients, La Petite Auberge est devenue le rendez-vous des gourmets de la région.
Je me suis installĂ© comme agriculteur l'annĂ©e suivante, puis j'ai gavĂ© des canards, j'ai Ă©levĂ© des cochons, puis j'ai fait une premiĂšre chambre d'hĂŽtes, j'ai commencĂ© un potager, j'ai plantĂ© mes premiers chĂȘnes truffiers en 1989, ...

Mais je ne pensais pas que ça irait beaucoup,
beaucoup plus loin que ça.
Je ne pensais pas faire un jambon qui soit mondialement reconnu, je ne pensais pas avoir des clients du monde entier qui viennent spĂ©cialement ici pour goĂ»ter ma cuisine, je ne pensais pas ĂȘtre invitĂ© Ă cuisiner Ă Paris, New York ou Londres.
Je ne pensais pas qu'avec Pascale, on irait jusqu'Ă construire ce lieu idyllique de villĂ©giature qui n'a plus rien Ă voir avec la Petite Auberge du dĂ©but, si ce n'est la mĂȘme passion et la mĂȘme folie.

Alors peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ?
Vraiment ?
Eh bien non, tous les lieux ne sont pas identiques. Il y a ceux qu'on aime et il y a les autres.
Il y a des lieux qui sont vivants et d'autres non.
AprĂšs plus de 37 annĂ©es de rĂ©novation et dâembellissement, le domaine s'est mĂ©tamorphosĂ© en une demeure quercynoise avec une Ăąme et une histoire.
Les friches ont disparu pour ĂȘtre transformĂ©es en 70 hectares de jardin nourricier, avec des bois, des haies, des truffiĂšres, de la vigne, du blĂ©, des oliviers et des pruniers. et des sentiers Ă perte de vue ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©s .
Je cuisine chaque soir pour vous, en fonction des cueillettes de notre potager-verger (150 variétés de légumes en pleine saison).
Ici le temps est suspendu, on est dans un autre monde.
MĂȘme la piscine a une histoire. Elle est alimentĂ©e par lâeau de notre source, si pure et si douce, qu'elle est une thĂ©rapie Ă elle toute seule.
Et si par hasard vous surprenez quelques douces notes de piano, câest Camille notre fille, qui vous ravira de ses mĂ©lodies.
La Maison Duler, câest seulement 5 chambres.
Alors nâattendez pas.
Choisissez vos dates, votre chambre et validez votre réservation.
Une question, nâhĂ©sitez pas Ă appeler Pascale au 05 31 61 63 81
















