Publié le 23 Avr, 2026

Je vous ai parlé dans mon dernier article des stratégies commerciales industrielle pour faire aimer le produit au consommateur.

Vous les avez déjà repérées, ces combines marketing des grandes marques, n’est-ce pas ?

Vous savez qu’un produit “fabriqué en France” ne garantit en rien l’origine des matières premières.
Qu’un Nutriscore flatteur peut cacher une composition désastreuse.
Et que les labels comme AOC, AOP, Label rouge, ...sont parfois plus décoratifs qu’informatifs.


Vous avez appris à vous méfier. Et vous avez bien raison

Mais attention, il y a pire. 

Ce que vous ne voyez pas toujours, ce sont ces nouvelles stratégies sournoises pour vous faire gober que certains produits sont des “aliments santé”. 

Alors qu’ils n’ont de sain… que l’étiquette. 

Bien qu’ils sachent (et qu’ils s’en fichent), la plupart des industriels continuent de jouer sur cette illusion

Prenons un exemple que vous avez sûrement croisé en rayon.


L’invention du légume “tout prêt”

Depuis quelques années, les supermarchés regorgent de sachets de légumes déjà lavés, épluchés, coupés, mis sous plastique. 

Carottes, salades, champignons, poireaux…
Et désormais, même le “pot-au-feu” est prêt à l’emploi !
C’est joli, c’est pratique, c’est rapide.

Et surtout, ça coche toutes les cases marketing :
gain de temps, apparence de fraîcheur, image santé.

Mais accrochez-vous, ce n’est pas tout : 
derrière cette innovation soi-disant géniale… se cache une véritable tromperie.

Comme si on vous servait un fruit en plastique, bien coloré, bien brillant mais sans jus, sans parfum, sans vie.


Le piège invisible

Un légume, c’est un être vivant.
Même coupé, il respire, il échange. 

Il ne fait plus de photosynthèse mais sa respiration cellulaire continue.
Il absorbe de l’oxygène et rejette du gaz carbonique.

C'est pour cela que les légumes coupés flétrissent et perdent de la valeur nutritive au fil du temps.

Dans un sachet plastique, ce processus (la respiration cellulaire) est bloqué.
Résultat : les légumes pourrissent doucement.


Alors, pour éviter ça, les industriels ont trouvé la parade :

  • Ils désinfectent les légumes à l’eau de Javel (hypochlorite de sodium), qui élimine les odeurs… et une bonne partie des qualités nutritives.
  • Ils utilisent des techniques de refroidissement rapide (hydrocooling, jets d’eau glacée enrichie en désinfectants : acide peracétique, ozone, ...) pour allonger la durée de vie.
  • Et bien sûr, ils ajoutent des agents antioxydants pour éviter le brunissement des légumes avant qu’ils n’arrivent chez vous.

Acide ascorbique, soufre, radiations parfois…

Les industriels appellent ça des "Auxiliaires technologiques de fabrication",  et ils ne sont pas obligés de les indiquer sur l'étiquette.

Sans ces cache-misères, le légume brunit vite et devient invendable.
Avec, il reste "présentable" plus longtemps.

Rien de tout cela n’est clairement mentionné sur l’étiquette.
Mais ça entre dans votre corps comme un intrus discret, dont on ignore les véritables intentions.

“Les salades sont lavées, essorées et mises en sachet avec le plus grand soin…”

Ça sonne bien, non ? 

Mais dans la réalité, c’est une autre histoire.


Vous voulez bien faire...

Peut-être que vous évitez déjà ces pièges.
Peut-être même que vous achetez vos légumes au marché, chez un petit producteur.
Mais là encore… prudence.

Beaucoup de stands sur les marchés ne sont que des revendeurs, qui s’approvisionnent dans les mêmes entrepôts que les grandes surfaces.

Le décor est plus charmant, mais le produit ? 

Identique. 

Comme si l’on collait une étiquette “fait maison” sur un plat industriel.


Jus de fruits, crèmes AOP et autres illusions

Prenez un jus d’orange “100 % pur jus”.
Chauffé à haute température, il a perdu l’essentiel de ses vitamines.
Ce qu’il vous reste ? Une eau sucrée, joliment emballée.

Ou cette crème estampillée AOP, vendue comme locale, artisanale, faite avec le lait de “vaches heureuses” élevées en batterie.

Et dont le lait est stérilisé, vidé de ses levures et bactéries naturelles.

Puis réensemencé.


Résultat : une texture lisse, mais sans caractère. 
Et surtout, sans réel bénéfice pour votre corps.

Vous pensez que le bio est une valeur sûre ? 

Malheureusement, pas toujours.

Et j'en parle en connaissance de cause, nous sommes certifiés AB depuis près de 30 ans.

Un légume bio peut être hors saison, produit à partir d'hybrides F1, récolté avant maturité, stocké des semaines, et voyager sur des milliers de kilomètres.

Il peut cocher toutes les cases réglementaires…
et pourtant être vide.


Alors, existe-t-il encore une façon de bien manger ? 

De s’alimenter sainement, tout en se faisant plaisir ?
Oui, ça existe.

Néanmoins, je ne vous le cache pas : c’est (de plus en plus) rare.

Mais il y a des façons simples de faire la distinction entre :

  • un mauvais produit, déguisé en bon,
  • et un vrai bon produit, plein de goût, de vitalité et de nutriments.


Et parce que le sujet est si important, nous avons décidé de lui dédier toute une conférence

Alors, pour mieux déjouer les pièges des revendeurs ou des “faux artisans”, je vous invite chaudement à vous inscrire à la conférence gratuite "cuisine, agriculture et santé" .

Et comme ce sujet est crucial,  nous l'avons enregistrée spécialement pour vous. 

Dans une prochaine lettre, je vous montrerai comment repérer ces produits qui nourrissent vraiment. 

Ceux qui redonnent du sens à vos repas, et peut-être même à votre rapport à la nourriture.


En attendant, si vous mettiez un peu de naturel dans vos apéritifs ?

Voici les dernières salaisons sorties de nos séchoirs :

  • confectionnées avec  des brebis des truffières, du Porc Gascon pure race et des canards mulards élevés dans le Sud-Ouest.
  • sans "Auxiliaires technologiques  de fabrication" invisibles, 
  • sans salpêtre ni sel nitrité cancérigènes,
  • sans levures sélectionnées, colorants ni autres additifs

Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler

Je partage régulièrement ce regard libre et sans détour sur les dérives industrielles de l’agriculture et de la filière agroalimentaire. Je mets en lumière cet égarement qui atteint même les restaurants étoilés et les guides gastronomiques.

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Bien manger n'a jamais été aussi confus.
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Patrick Duler

cuisinier-paysan

Fondateur de la Maison Duler

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