Aujourd'hui, je ne vous parle pas de bon goût mais d'hydrocarbures.
Accrochez-vous car c’est une chose peu connue.
Les engrais azotés de synthèse, ceux qui font pousser le blé et les légumes que vous mangez chaque jour proviennent de l’ammoniac (NH₃).
Oui, vous avez bien lu : pour faire pousser vos légumes, on utilise du méthane, via un procédé nommé Haber-Bosch qui produit de l’ammoniac à partir de l’azote de l’air et d’hydrogène.
Et devinez d’où vient l’hydrogène nécessaire pour fabriquer cet ammoniac ?
Essentiellement du méthane issu du gaz naturel (qui vient d'Algérie, du Qatar, de Russie, ...)
Il faut donc :
N = azote, pris dans l’air.
H = hydrogène, à fabriquer.
L’azote de l’air est gratuit et abondant.
L’hydrogène, lui, est rarement disponible seul.
Il faut l’arracher à une molécule de méthane (CH₄).
En clair, 100 % des engrais azotés industriels dépendent des énergies fossiles.
Pas très appétissant, n’est-ce pas ?

Et le prix de revient des engrais azotés estdirectement lié au coût du gaz naturel.
Et avec les tensions actuelles, notamment dans le détroit d’Ormuz, c’est la panique.
Si le gaz s’envole, les engrais suivent, et votre caddie aussi.
Pour en revenir à ce qui vous intéresse : bien manger
Quand vous mangez ces belles tomates rouges vif, vous mangez en fait du gaz du Qatar ou de Russie.
Il en est de même pour le pain, des pâtes, du riz, ... issus de l'agriculture conventionnelle.
Sans aucun intérêt gustatif et encore moins nutritionnel.
Sauf si les produits sont issus de l'agriculture biologique (et si possible en polyculture/élevage, mais ça c'est encore un autre sujet).
Malheureusement, en France, 94% des aliments végétaux consommés ne sont pas bio.

Tomates au méthane : ce que vous ignorez
Même si vous faites très attention à vos achats, que vous faites vos courses à La Vie Claire ou à Biocoop, vous "mangez" du méthane qatari ou algérien sans le savoir :
- dans votre bistro préféré,
- dans le restaurant étoilé,
- sur l'aire d'autoroute,
- au McDo bien sûr,
- dans la pizzeria du coin, ...
Parce que 94% des légumes poussent grâce au méthane.
Charmant non ?

La bonne nouvelle ?
Chez nous, au Domaine de Saint-Géry, pas d'engrais azotés de synthèse.
Notre domaine est certifié AB depuis 30 ans.
Et, comme vous le savez, nous allons bien au-delà du label bio.
J'entends déjà certains dire : "Quel prétentieux celui-là".
Pourtant, ce n'est pas être prétentieux, c'est être persévérant (et un peu précurseur aussi).
C’est de l'obstination à contre courant
Parce qu'on a commencé à être bio à une époque où ce n'était pas dans l'air du temps justement.
Maintenant, c'est ancré dans chaque cellule de notre corps.
C'est aussi pourquoi notre cuisine est tellement différente, qu'elle vous apporte autre chose.
Parce que les légumes sont nutritifs et les viandes savoureuses, naturellement.
Cherchez le bon inlassablement,
Le sain viendra naturellement.

Et si vous veniez voir de vos propres yeux ?
Samedi 16 mai, pour la prochaine Nuit de Saint-Géry, on vous montre ça avec la complicité de deux vignerons d’exception.
Le premier :
Julien Pilon, de la Vallée du Rhône septentrionale, dans l'appellation Côte Rôtie et Condrieu.
Après avoir travaillé 10 ans dans des vignobles du Roussillon et d'Espagne, Julien s'est installé en 2010 dans son village natal de Chavanay et a vinifié son premier millésime dans le garage de ses parents.
Depuis, il a construit un chai en 2020 et le Domaine Julien Pilon est devenu une adresse montante de la Vallée du Rhône septentrionale, spécialisée dans l’élaboration de grands vins blancs et de quelques rouges de caractère dans des appellations prestigieuses comme Côte Rôtie et Condrieu.
Il est notamment distingué d'une étoile dans le guide 2026 de La Revue du Vin de France.

Le deuxième ?
Il vient de Champagne, c'est un domaine confidentiel qui n'est connu que de quelques amateurs avertis.
Je vous en parle prochainement.
Mais je préfère vous avertir : avec ce casting, les places sont limitées
Les chambres sont déjà toutes réservées.
Mais il reste quelques places chez notre voisin Pierre Diemer, à 5 minutes à pied par le chemin du château.
Alors ne traînez pas.
Réservez vite, et venez vivre un moment hors du temps, loin du méthane qatari et de la tomate sous serre.

“Un vrai moment de bonheur suspendu dans le temps.”
Michèle et Laurent
“Les Nuits de Saint-Géry sont toujours un enchantement,
grâce à la famille Duler adorable,
au lieu magique, à l'ambiance complétée par la musique,
aux mets et magnifiques vins servis”
Pascal G.
Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler
Je partage régulièrement ce regard libre et sans détour sur les dérives industrielles de l’agriculture et de la filière agroalimentaire. Je mets en lumière cet égarement qui atteint même les restaurants étoilés et les guides gastronomiques.
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