Publié le 25 Sep, 2026

Vendredi soir, Zinédine Zidane dirigera pour la première fois l’équipe de France.

Je vais vous faire un aveu :
je ne suis probablement pas la personne la mieux placée pour commenter sa composition.

La dernière fois que j’ai regardé un match de foot, c’était la finale de la Coupe du monde 2018.


Et avant ?

L’année de naissance de Louis-Dominique.
Encore une Coupe du monde.
À ce rythme-là, mon prochain match est prévu vers 2038.
Je préfère généralement tailler mes arbres truffiers.

Mais les rares fois où j’ai regardé un match avec de vrais amateurs de foot, quelque chose m’a toujours amusé.


Ils voient tout

Un contrôle raté,
le joueur mal placé,
une passe qui aurait dû partir trois secondes plus tôt.

Ils discutent tactique, analysent les déplacements.
Ils essaient de comprendre ce que l’entraîneur a voulu faire.

Bref, pendant 90 minutes, ils font extrêmement attention.


Et devant eux, sur la table ?

On peut trouver un paquet de chips, quelques cacahuètes, un saucisson industriel…
Et même des Apéricube Bella Italia, saveur pizza, jambon cru, basilic ou trois fromages.

On peut donc passer dix minutes à discuter du placement d’un milieu de terrain…
et avaler son apéritif sans même regarder sa composition.

Ce qui est quand même assez drôle.


J’étais donc presque prêt à sortir le carton rouge contre les chips industrielles

Après tout, je vous ai déjà parlé des chips « à la truffe » vendues jusque dans les épiceries les plus chic de Paris, notamment à la Grande Épicerie du Bon Marché.

Celles-là, j’avais quelques raisons de m’énerver.

Chips de pommes de terre "à la truffe"

Mais les chips nature ?

Mauvaise surprise pour mon réquisitoire.
Certaines sont essentiellement faites de pommes de terre, d’huile et de sel.
Pas vraiment de quoi appeler l’arbitre.
Et ce serait d’autant plus malhonnête que j’en mange moi-même chez des amis.
J’aime les chips.

Simplement, chez nous, nous les faisons autrement

Il faut une bonne pomme de terre du potager.
Une mandoline japonaise pour faire des tranches régulières.
Du saindoux dans la friteuse, pas trop chaud : 145 °C.
Puis on les égoutte.

Et surtout :
sitôt cuites, sitôt mangées.

Beignets d'oignon et sauge au levain indigène,
chips au saindoux

Le goût n’a rien à voir

Et je les trouve beaucoup plus légères en bouche que celles que je mange ailleurs.
Il y a seulement un petit problème.
Il faut les faire.
Sortir la mandoline.
Faire chauffer le saindoux.
Rester près de la friteuse.
 

Et quand on a déjà passé sa journée dehors, dans les caves ou en cuisine, on peut avoir envie d’un apéritif un peu moins sportif.


Alors, si je devais préparer vendredi soir ma propre sélection, elle serait vite faite :

- du Filet de Porc Gascon au piment d’Espelette,
- du Saucisson de Porc Gascon,
- du Chorizo,
- de la Joue affinée,
- et un bon pain frais au levain.

 

Tout en Fines Tranches.
Pour une fois, je peux parler de sélection sans risquer de dire trop de bêtises sur le football.

Fines tranches de Chorizo de Porc Gascon

Et surtout, il n’y a presque plus rien à faire

Nous avons tranché les salaisons au Domaine.
Nous les avons mises sous vide en plaquettes de 70 g.
Vous en gardez plusieurs différentes au réfrigérateur.
Vous sortez celles dont vous avez envie un petit quart d’heure avant l’apéritif.

Ouvrez et posez sur la table avec le pain.
Terminé.

Pas de couteau à jambon,
de trancheuse,
Et pas de saucisson massacré avec le petit couteau qui traînait dans le tiroir.

Pas besoin non plus de choisir entre le Filet, le Chorizo ou le Saucisson puisque vous pouvez en ouvrir plusieurs.

Fines tranches de Filet au piment d'Espelette

C’est d’ailleurs exactement pour cela que nous avons créé les Fines Tranches.


Pas pour compliquer l’apéritif

Au contraire.
Nous avons fait le travail compliqué avant.

Même l’épaisseur des tranches a demandé des essais : 
une salaison ne donne pas la même chose en bouche selon qu’on la coupe à 1 mm ou trois fois plus épaisse.

Mais tout cela, c’est notre problème.


Le vôtre, vendredi soir, peut se limiter à ouvrir quelques plaquettes.

Nos salaisons sont préparées sans sel nitrité, sans salpêtre ni autre additif.
Et là, contrairement au football, je sais exactement pourquoi j’ai choisi mes titulaires.


Vendredi, les spécialistes pourront discuter de la sélection de Zidane.
Moi, je vous laisse juger la mienne :

- Filet,
- Saucisson.
- Chorizo.
- Joue.
- Bon pain frais au levain.
 

Et si la France perd, au moins l’apéro n’y sera pour rien.

Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler

Cette lettre vous a plu ?
Inscrivez-vous pour recevoir  directement les prochaines Lettres au Bon Goût.
S’inscrire à La Lettre au Bon Goût

Bien manger n'a jamais été aussi confus.
Comment reprendre le contrôle de votre alimentation, simplement, et avec plaisir ?
Accédez gratuitement à notre conférence "cuisine, agriculture et santé"

Articles récents

Couronne décorative

Vu dans les Médias

Notre travail mis en lumière par la presse et les médias

Copyright ©2006-2026 Domaine de Saint-Géry