En 2008, tout nous poussait à réduire le chantier.
La crise des subprimes avait fait disparaître une grande partie de notre clientèle internationale.
Au même moment, nous agrandissions la cuisine et la salle du restaurant.
Puis notre premier maçon a fait faillite et est reparti au Portugal.
Les 35 000 € d’acompte versés sont partis avec lui.
La cour intérieure est restée éventrée tout l’été
Lorsque nous avons pu reprendre les travaux, pendant l’hiver 2008-2009, la décision la plus raisonnable aurait été de simplifier le projet.
Nous avons fait l’inverse.
Il existait une solution plus naturelle pour rafraîchir la salle et les chambres.
Plus coûteuse, plus lourde à installer et moins immédiate qu’une climatisation conventionnelle.
Mais si nous voulions la mettre en place, c’était maintenant, pendant que les fondations de l'agrandissement étaient ouvertes.
Il fallait donc creuser plus profond
L’idée était simple : enfouir des conduits en grès à quatre mètres sous terre pour que l’air extérieur se rafraîchisse au contact du sol avant de remonter silencieusement dans la maison.

tient les conduits pendant qu'on rebouche le puits
Il a fallu :
- renoncer à la solution immédiate,
- accepter un chantier supplémentaire,
- investir dans ce qui ne se verra pas sur les photographies.
Ce n’était probablement pas le meilleur moment
Mais notre terrassier a creusé :
- 80 mètres de tranchées,
- à environ 4 mètres de profondeur sous le potager,
pour installer des tuyaux en grès dans lesquels l'air extérieur circule,
se refroidit au contact de la terre, puis remonte silencieusement
dans la salle du restaurant et dans les chambres.
J’ai aidé à poser les conduits, puis à les recouvrir.
Une fois le chantier terminé, tout a disparu sous terre.
Impossible de photographier cet investissement.
A part ceci :

la climatisation naturelle du Domaine de Saint-Géry
Impossible de le montrer en entrant dans une chambre
Mais l’air qui circule sous le potager arrive aujourd’hui silencieusement dans La Cave.
Lorsqu’il fait environ 35 °C à l’extérieur, la suite reste habituellement entre 8 et 10 °C plus fraîche.
Sans bruit de moteur.
Sans souffle glacé pendant la nuit.
Même la fraîcheur de la chambre La Cave vient de la terre du Domaine.

Caroline et Adrien l’ont découvert il y a quelques jours
Ils avaient demandé à arriver avant 13 heures pour profiter pleinement de leur nuit au Domaine.
En cette fin de matinée, il faisait déjà 33 °C.
Pascale les a accompagnés jusqu’à La Cave.
À peine la porte ouverte, Caroline s’est exclamée :
« Ah, quelle fraîcheur ! Qu’est-ce qu’elle est belle !
C’est la chambre dont on rêvait. Merci de nous avoir surclassés. »
Le lendemain matin, au petit-déjeuner, Pascale leur a demandé s’ils avaient bien dormi :
« La literie est incroyable, et il faisait frais, c’était un bonheur. »
Dix-huit ans après avoir recouvert les derniers conduits, c’est exactement ce que j’espérais entendre.
La Cave mesure 51 m².
Elle possède un salon, une salle de bains avec baignoire balnéothérapie et une terrasse privative qui reste ombragée pendant les heures les plus chaudes.

Tout cela se voit
Mais en plein été, le véritable luxe d’une chambre se mesure surtout au matin, après une nuit fraîche et silencieuse,
quand vous réalisez que vous avez dormi sans vous réveiller une seule fois.
La Cave est proposée à partir de 490 € la nuit.
Pour connaître ses disponibilités au mois d’août, vous pouvez appeler Pascale au 05 65 31 82 51.
Ou lui demander de vous rappeler en répondant à ce mail.
Découvrir La Cave et ses disponibilités
Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler
P.S. : Si cette lettre a touché quelque chose en vous, alors vous êtes peut-être déjà des nôtres.
Je partage régulièrement ce regard libre et sans détour sur les dérives industrielles de l’agriculture et de la filière agroalimentaire. Je mets en lumière cet égarement qui atteint même les restaurants étoilés et les guides gastronomiques.
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