Assez de chinoiseries

Trente tonnes c’est la production française de truffes noires (tuber melanosporum) l’année dernière en France. Mais c’est aussi le chiffre officiel des importations de truffe de chine (tuber indicum).
Bizarrement, je ne sais pas pour vous, mais moi je n’en vois presque jamais de cette truffe chinoise (à part chez les grossistes alimentaires), ni sur les étals, ni dans les restaurants. A croire qu’elle s’évapore au contact de notre bonne terre de France.

Certaines mauvaises langues affirment que certains la mélangeraient avec de vraies truffes d’ici. Il est évident que pour un prix de 1 à 10, c’est tentant.

Il ne s’agit pas de faire ici de l’anti chinoiserie primaire. Mais comment une truffe que les paysans chinois donnent à leurs cochons pourrait satisfaire les gastronomes d’ici ?
Peut-être en y mélangeant un peu d’arôme de truffe (dit « naturel » ) ou de cette spécialité transalpine intitulée « huile de truffe »* ?

Je préfère une bonne vraie truffe comme celle-ci de 372 g, récoltée en janvier 2009.

truffe370g

* à ce propos, les truffes ne sont ni des olives, ni du tournesol  ou des cacahuètes, vous pouvez les presser avec la meilleure machine du monde, ça ne donne pas d’huile.