Publié le 11 Sep, 2026

Samedi matin, Sarah Mainguy, cheffe étoilée, restaurant Freia* Nantes et Romain Perrollaz, chef privé à Nice, se sont retrouvés devant le potager.
Ils ne savaient pas encore ce qu'ils allaient cuisiner le soir même.
 

C'est la règle pour les Nuits de Saint-Géry.
Les chefs ne m'envoient pas leurs fiches techniques trois semaines à l'avance.

Ils viennent, regardent ce qui pousse.
Et ils descendent dans les caves voir les fermentations.


Et c'est seulement après qu'ils décident

Ce jour-là, on dirait que ça les a particulièrement inspirés.*
Au lieu des 10 plats prévus, il y a eu 13 séquences.
Et même 3 desserts.


Les courgettes du désaccord

Avec les courgettes fleurs grillées au feu de bois, Sarah voyait un jus de tournesol et pain grillé.
Romain voyait plutôt une sauce Maltaise, avec l'agrume.
Ils ont gardé les deux.

Courgette grillée au feu de bois
Jus de  tournesol, pain grillé Sauce Maltaise

La fleur, elle, a été farcie avec une ricotta de brebis maison, des citrons confits et un pistou minute au basilic frais cueilli le matin.

Fleur de courgette farcie à la ricotta de brebis au citron
Pistou de basilic frais du potager 

Puis l'improvisation s'est propagée

Le groupe de jazz ODE Trio jouait entre les plats.
Puis ils ont joué des morceaux qu'ils n'avaient encore jamais joués en public.
Sans savoir exactement comment ils allaient les interpréter.

Parmi eux, une version jazz de Petite Marie de Francis Cabrel.
Puis Brave Margot de Georges Brassens.

Deux clientes habituées riaient et dansaient.


Pendant ce temps, devant la cheminée

Plusieurs convives s'essayaient à autre chose :
découper eux-mêmes le jambon affiné 120 mois.

Pour certains, c'était la première fois.
Le couteau en main, il fallait trouver le bon angle. 
Quand la tranche sortait enfin, fine et régulière, ils étaient fiers.

Notre convive s'applique à couper le jambon affiné depuis le 4 août 2016
sous l'œil impressionné de notre fils Louis-Dominique

Ce n'était pas fini

En fin de soirée, autour d'un dernier verre, Alain s'est mis à chanter dans la cuisine "C'est un mauvais garçon" d'Henri Garat.

Personne n'avait prévu ça non plus.


Le 22 août 2026 était donc une Nuit de Saint-Géry ordinaire

Rien ne s’est passé comme prévu.

Le potager, les caves, les chefs, les musiciens et les convives ont décidé ensemble, au fur et à mesure.

Voir les principaux moments du 22 août
 

Merci à Sarah et Romain d'avoir continué à changer, essayer, ajouter jusqu'au dernier moment.

Merci à Jean-Luc Baldès pour ses belles bouteilles.

Le vigneron Jean-Luc Baldès du Clos Triguedina fait goûter à Sarah Mainguy 
 sa cuvée mythique Probus, millésime 2008

Et merci à ODE Trio d'avoir joué devant nous ce qu'ils n'avaient encore jamais joué en public.

Gabriel, Florent et Ohane de ODE Trio emportés par la musique

Et merci à vous d'avoir accepté de ne pas savoir à l'avance.
D'avoir pris le couteau.
Dansé.
Chanté.

Un de nos convives se faufile en cuisine 
pour récupérer impatiemment le prochain plat


Il n'y aura pas de deuxième Nuit de Saint-Géry du 22 août 2026

Cette soirée-là ne se reproduira pas.

La prochaine Nuit de Saint-Géry sera encore différente.
Parce que c'est justement ce qui rend ces soirées uniques : elles n'existent qu'une fois.

Patrick Duler
Fondateur de la Maison Duler

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Patrick Duler

cuisinier-paysan

Fondateur de la Maison Duler

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